vendredi 23 mai 2025

80 ANNI DOPO: L’EUROPA NEL DISORDINE GLOBALE ( articolo ISPI) \ 80 ANS PLUS TARD : L'EUROPE EN DÉSORDRE MONDIAL

 80 ANNI DOPO: L’EUROPA NEL DISORDINE GLOBALE


A ottant’anni dalla fine della Seconda Guerra Mondiale, la Russia e le potenze dell'Europa occidentale celebrano l’anniversario con cerimonie separate, all'ombra della guerra in Ucraina e delle profonde fratture nell’ordine mondiale.

Nell’80° anniversario dalla fine della Seconda guerra mondiale, l’Europa è alle prese con sfide esistenziali e il disfacimento dell’ordine globale in vigore dal 1945. La guerra in Ucraina ha nuovamente diviso il continente, riportando sul suo terreno la minaccia di conflitti che si credevano segregati al passato, mentre i populismi indeboliscono il progetto di integrazione che ha garantito pace e stabilità al continente dal secondo dopoguerra. Intorno, altri pilastri vacillano: il partenariato transatlantico, architrave del progresso europeo, subisce i colpi inferti dal ritorno di Donald Trump alla Casa Bianca. Gli Stati Uniti sembrano aver sacrificato sull’altare dell’America First i valori condivisi di libertà, democrazia e libero commercio. L’erosione dell’alleanza con l'Europa va di pari passo con quella dell’ordine internazionale, di cui il caos economico innescato dalla guerra dei dazi è solo l’esempio più clamoroso. Riconoscendo quanto sia profondamente cambiato il contesto di sicurezza, con gli Stati Uniti in ritirata dal loro ruolo guida con atteggiamento ostile, l’Europa sta aumentando radicalmente la spesa per la difesa. È un iniziale, incerto, tentativo di riaffermare la propria sovranità in un mondo segnato dal caos e dell’incertezza. Come osserva Sylvie Kaufman su Le Monde: “Ottant’anni dopo la fine della Seconda guerra mondiale, l’unica evidenza è che l’ordine internazionale che le è succeduto è crollato, e che quello destinato a sostituirlo deve ancora essere costruito”. 



80 ANS PLUS TARD : L'EUROPE EN DÉSORDRE MONDIAL


Quatre-vingts ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Russie et les puissances d’Europe occidentale célèbrent cet anniversaire avec des cérémonies distinctes, dans l’ombre de la guerre en Ukraine et des profondes fractures de l’ordre mondial.

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À l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe est aux prises avec des défis existentiels et la désintégration de l’ordre mondial en place depuis 1945. La guerre en Ukraine a une fois de plus divisé le continent, ramenant sur son sol la menace de conflits autrefois considérés comme ségrégués, tandis que les populismes affaiblissent le projet d’intégration qui a garanti la paix et la stabilité du continent depuis la Seconde Guerre mondiale. Tout autour, d'autres piliers vacillent : le partenariat transatlantique, pierre angulaire du progrès européen, subit les coups infligés par le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Les États-Unis semblent avoir sacrifié les valeurs communes de liberté, de démocratie et de libre-échange sur l’autel de l’America First. L’érosion de l’alliance avec l’Europe va de pair avec celle de l’ordre international, dont le chaos économique déclenché par la guerre commerciale n’est que l’exemple le plus frappant. Reconnaissant à quel point l’environnement de sécurité a profondément changé, avec les États-Unis se retirant de leur rôle de leader avec une attitude hostile, l’Europe augmente radicalement ses dépenses de défense. Il s’agit d’une première tentative incertaine de réaffirmer sa souveraineté dans un monde marqué par le chaos et l’incertitude. Comme le remarque Sylvie Kaufman dans Le Monde : « Quatre-vingts ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, la seule preuve est que l’ordre international qui lui a succédé s’est effondré, et que celui destiné à le remplacer reste à construire. »

Interruzioni nella conversazione come strategia discorsiva \ Les interruptions conversationnelles

 

Les interruptions conversationnelles entre Michel Collon et Gilles Goldnadel


Dans cette rencontre, Collon affirme que " Israël est l'état le plus raciste au monde" en produisant presque automatiquement un cout trop éléve en termes de face négative pour monsieur Goldnadel. La réplique de celui-ci sera sur l'Iran pour faire payer des couts aussi à Monsieur Collon en termes de face positive. Les répliques de Monsieur Goldnadel ont aussi l'objectif de redonner de la face positive de type collective à Israël comme pays. Les interruptions sont un moyen très puissant pour obtenir des éléments de mitigation envers des bénéfices pour la face de Monsieur Collon. Le but sociopragmatique des interruptions de la part de l'invité israelien est celui de réduire les énoncés sévère prononcé envers Israël et de son allié les américains. Le journaliste Collon explique comme ces interruptions sont le fruit de cout à payer en termes de face positive devant les explications offertes de sa part.



Traduzione


Interruzioni della conversazione tra Michel Collon e Gilles Goldnadel

In questo incontro, Collon afferma che "Israele è lo stato più razzista del mondo", producendo quasi automaticamente un costo troppo alto in termini di immagine negativa per il signor Goldnadel. La sua risposta sarà quella di chiedere all'Iran di far pagare al signor Collon i costi in termini di impatto positivo. Le osservazioni del signor Goldnadel mirano anche a ripristinare un'immagine collettiva positiva di Israele come Paese. Le interruzioni sono un mezzo molto efficace per ottenere elementi attenuanti a discapito dei benefici per il viso del signor Collon. Lo scopo socio-pragmatico delle interruzioni dell'ospite israeliano è quello di attenuare le dure dichiarazioni rivolte a Israele e al suo alleato americano. Il giornalista Collon spiega come queste interruzioni siano il risultato di un costo da pagare in termini di riscontro positivo di fronte alle spiegazioni da lui offerte.

Le désaccord et la cordialité dans le débat entre Olivier Mazerolle et Jean-Luc Mélenchon \ Disaccordo e cordialità nel dibattito tra Olivier Mazerolle e Jean-Luc Mélenchon

 

Le désaccord et la cordialité dans le débat entre Olivier Mazerolle et Jean-Luc Mélenchon


Dans cet entretien, sur le plan sociopragmatique, nous observons un style communicatif de Mélenchon de type direct, claire et cordiale envers le journaliste Mazerolle. Le journaliste Mazerolle possède aussi un style de nature cordiale et directe avec son hôte. Selon Mélenchon, les travailleurs ont le droit de sauver leur besoin de face positive en termes de face collective. Dans notre société, les morts des travailleurs ne sont pas pris en compte en égal mesure comparé à la face collective des entrepreneurs qui reste très positive malgré une brève séquestration d'une nuit. L'acte linguistique lié à la notion de protection peut être inscrite comme un élément culturel de la communauté linguistique ( Gumperz, 1982) française représentée par le droit de protection sociale de la " personne" devant le comportement économique injuste provenant des autres acteurs sociaux. La présence d'un style " cordiale" entre les deux interlocuteurs permet une bonne qualité dell'"être pour et avec" ( Duranti, 2007) l'interlocuteur. L'usage de la politesse positive même durant des moments d'attaque pourrait être une façon intéressante dans cette séquence conversationnelle comme on peut le voir avec la fréquence de la formule " monsieur Mazerolle" comme indicateur d'un préaccord entre le pre-désaccord entre Mazerolle et Mélenchon. Cette forme d'interaction permet de pouvoir réaliser des désaccords fort et intensif à l'intérieur de l'interview.


Traduzione


Disaccordo e cordialità nel dibattito tra Olivier Mazerolle e Jean-Luc Mélenchon

In questa intervista, a livello socio-pragmatico, osserviamo lo stile comunicativo di Mélenchon come diretto, chiaro e cordiale nei confronti del giornalista Mazerolle. Anche il giornalista Mazerolle ha uno stile cordiale e diretto con il suo ospite. Secondo Mélenchon, i lavoratori hanno il diritto di preservare il loro bisogno di un volto positivo in termini di volto collettivo. Nella nostra società, la morte dei lavoratori non viene presa in considerazione nella stessa misura rispetto al volto collettivo degli imprenditori, che resta molto positivo nonostante una breve notte di confinamento. L'atto linguistico legato alla nozione di protezione può essere inscritto come un elemento culturale della comunità linguistica francese (Gumperz, 1982) rappresentato dal diritto alla protezione sociale della "persona" di fronte ai comportamenti economici ingiusti degli altri attori sociali. La presenza di uno stile “cordiale” tra i due interlocutori consente una buona qualità dell’“essere per e con” (Duranti, 2007) l’interlocutore. L'uso di una cortesia positiva anche durante momenti di attacco potrebbe essere un modo interessante in questa sequenza conversazionale, come possiamo vedere dalla frequenza della formula "Signor Mazerolle" come indicatore di un pre-accordo tra il pre-disaccordo tra Mazerolle e Mélenchon. Questa forma di interazione consente che durante l'intervista si verifichino disaccordi forti e intensi.

samedi 17 mai 2025

Le désaccord entre Houria Bouteldja et le philosophe Alain Finkielkraut\ Il disaccordo tra Houria Bouteldja e il filosofo Alain Finkielkraut

 Le désaccord entre Houria Bouteldja et le philosophe Alain Finkielkraut


Les participants à ce débat font partie de la vie culturelle française et sont porteurs de point de vue différent sur le sujet de l'identité française et de la violence dans les stades en France. Le but des participants est de déchiffrer un sujet controversé comme celui de l'identité française tandis que le but du programme " ce soir ou jamais" pourrait être de confirmer le rôle et la capacité des intellectuels en France d'analyser les événements de façon originales et profondes. La clé d'interprétation de l'événement est la nature polémique entre les deux interlocuteurs. Le style communicatif de Houria Bouteldja est de type direct et affirmé tandis que celui du philosophe Finkielkraut apparait comme un style interactionnel de nature distante. La présence du désaccord regarde une substantiel différence entre les interlocuteurs sur la manière d'agentivité l'identité française en partant des faits de violence arrivés durant le match de football PSG et Tel Aviv. La représentante du mouvement "indigène" préfère défendre sa face positive en menaçant la face négative des autres interlocuteurs en énonçant :

Houria Bouteldja: j'ai le sentiment que vous avez une approche moralisante vis-à-vis des violences et du racisme qui peut s'exprimer dans les stades. Pour Houria Bouteldja, il y a des raisons structurelles pour comprendre des attitudes sociales. Et si ces gens qui se refont au Nazi sont produits par une société comme la France, il faut s'interroger sur un certain nationalisme. Le philosophe Alain Finkielkraut répond avec un "non pas cela". Pour Houria Bouteldja, les identités sont hiérarchisées en disant les juifs ne sont pas des Français comme les autres ( phrase de Chirac) et à l'extérieur, il y aurait les musulmans, les métèques, les arabes et les noirs.

La réplique du philosophe " ça n'a aucun sens" représente une forme de désaccord très sévère parce qu'il constitue une grosse menace pour l'identité professionnelle et existentielle de celui qui reçoit l'énoncé. " c'est magnifique" est une forme de retournement de la réalité exprimé de la part du philosophe. " juste un mot" sert pour expliquer son propre point de vue et donc essaye de regagner de la face positive avec une explication. 

Traduzione

Il disaccordo tra Houria Bouteldja e il filosofo Alain Finkielkraut


I partecipanti a questo dibattito appartengono alla vita culturale francese e hanno punti di vista diversi sul tema dell'identità francese e della violenza negli stadi francesi. L'obiettivo dei partecipanti è decifrare un tema controverso come l'identità francese, mentre l'obiettivo del programma "stasera o mai più" potrebbe essere quello di confermare il ruolo e la capacità degli intellettuali in Francia di analizzare gli eventi in modo originale e profondo. La chiave per interpretare l'evento è la natura polemica tra i due interlocutori. Lo stile comunicativo di Houria Bouteldja è diretto e assertivo, mentre quello del filosofo Finkielkraut sembra essere uno stile distante e interazionale. La presenza di disaccordo riguarda una differenza sostanziale tra gli interlocutori sul modo di agire dell'identità francese a partire dai fatti di violenza avvenuti durante la partita di calcio PSG e Tel Aviv. La rappresentante del movimento "indigeno" preferisce difendere il suo volto positivo minacciando quello negativo degli altri interlocutori affermando:

Houria Bouteldja: Ho la sensazione che tu abbia un approccio moralizzatore nei confronti della violenza e del razzismo che possono manifestarsi negli stadi. Per Houria Bouteldja esistono ragioni strutturali per comprendere gli atteggiamenti sociali. E se queste persone che tornano al nazismo sono il prodotto di una società come la Francia, allora dobbiamo mettere in discussione un certo nazionalismo. Il filosofo Alain Finkielkraut risponde con un "no, non quello". Per Houria Bouteldja, le identità vengono gerarchizzate dicendo che gli ebrei non sono francesi come gli altri (frase di Chirac) e che fuori ci sarebbero i musulmani, gli stranieri, gli arabi e i neri.

La risposta del filosofo "non ha senso" rappresenta una forma di disaccordo molto grave, perché rappresenta una grave minaccia all'identità professionale ed esistenziale di chi riceve la dichiarazione. "È magnifico" è una forma di inversione della realtà espressa dal filosofo. "solo una parola" si usa per spiegare il proprio punto di vista e quindi si cerca di riacquistare un aspetto positivo con una spiegazione.

Désaccord sévère entre le juge Portelli et Nicolas Sarkozy \ Forte disaccordo tra il giudice Portelli e Nicolas Sarkozy

 

Désaccord sévère entre le juge Portelli et Nicolas Sarkozy


Dans cet entretien, le présentateur Serge Moatti présente avec importance la personne du juge Portelli de sorte à créer un contexte important en termes de distance sociale. Monsieur Portelli est le vice-président du tribunal d'instance de Paris. Le juge Portelli durant l'interaction avec Sarkozy aura un ton assez ironique et non humble ( presque méprisant) d'un point de vue des principes sociopragmatiques. Le titre est une forme d'indexicalité de la personne mais aussi pour montrer sa capacité d'agentivité sur l'interlocuteur. L'allocutif " juge" est une stratégie qui peut être bénéfice pour affirmer une personne qui va utiliser ses tours de paroles en qualité d'expert du domaine de la justice. De telle sorte, les risques pour la face négative de Sarkozy sont élevé, car lui aussi parle souvent de justice. Sarkozy essaie durant l'interaction d'obtenir des formes de reconnaissance à son besoin de face positive avec des expressions comme " je vous en remercie", en toute humilité, c'est si difficile de dire du bien de moi". Le juge a un style assertif alors que Sarkozy dévoile un style courtois et chaleureux. Le juge devra utiliser l'expression " mais monsieur le ministre, c'est faux" signalant un désaccord qui représente une négation complète de la réalité subjective de l'autre interlocuteur comme si sa réalité était trop loin de ma réalité et donc elle ne mérite pas d'être prise en considération en termes de cout insoutenable pour la défense de la face négative du juge Portelli. Dans le tour de parole " monsieur le ministre vous essayez de faire peur aux français", on retrouve le but non officiel des déclarations de Sarkozy selon le juge Portelli qui est celui de créer un contexte plus favorable pour introduire des nouvelles lois plus restrictives envers les mineurs entre 15 et 18 ans qui accomplissent ou récidive en termes d'actes délinquants. Dans cette séquence conversationnelle, nous pouvons confirmer l'idée d'un ethos communicatif français qui permet la présence de désaccord prolongé et fort qui sont en ligne avec Béal ( 1993) avec le besoin d'exprimer avec force l'urgence de sauver sa propre face pour les couts élevé des affirmations venant de l'autre interlocuteur.




Traduzione


Forte disaccordo tra il giudice Portelli e Nicolas Sarkozy

In questa intervista, il presentatore Serge Moatti presenta il giudice Portelli in modo importante, creando un contesto importante in termini di distanziamento sociale. Il signor Portelli è il vicepresidente del tribunale distrettuale di Parigi. Il giudice Portelli nel dialogo con Sarkozy avrà un tono piuttosto ironico e per nulla umile (quasi sprezzante) dal punto di vista socio-pragmatico. Il titolo è una forma di indicalità della persona ma anche di dimostrazione della sua capacità di agire sull'interlocutore. Il discorso del "giudice" è una strategia che può rivelarsi utile per affermare che la persona che userà il suo discorso è un esperto nel campo della giustizia. In questo modo i rischi per il lato negativo di Sarkozy sono elevati, perché lui parla spesso anche di giustizia. Sarkozy cerca, durante l'interazione, di ottenere forme di riconoscimento per il suo bisogno di positività con espressioni come "La ringrazio per questo", in tutta umiltà, è così difficile dire cose positive su di me. Il giudice ha uno stile assertivo, mentre Sarkozy rivela uno stile cortese e caloroso. Il giudice dovrà usare l'espressione "ma signor Ministro, questo è falso" segnalando un disaccordo che rappresenta una completa negazione della realtà soggettiva dell'altro interlocutore, come se la sua realtà fosse troppo lontana dalla mia e quindi non meritasse di essere presa in considerazione in termini di costi insostenibili per la difesa della faccia negativa del giudice Portelli. Nel turno di discorso "il signor... "Ministro, lei cerca di spaventare i francesi", troviamo l'obiettivo ufficioso delle dichiarazioni di Sarkozy secondo il giudice Portelli, che è quello di creare un contesto più favorevole all'introduzione di nuove leggi più restrittive nei confronti dei minori tra i 15 e i 18 anni che commettono o recidivano atti delinquenziali. In questa sequenza conversazionale, possiamo confermare l'idea di un ethos comunicativo francese che ammette la presenza di disaccordi prolungati e forti, in linea con Béal (1993) e con la necessità di esprimere con forza l'urgenza di salvare la faccia di fronte agli alti costi delle affermazioni provenienti dall'altro interlocutore.


Le désaccord dans le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou\ il disaccordo nel dibattito tra Ségolène Royal e François Bayrou

 



Le désaccord dans le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou


Dans cette conversation, il est possible d'observer la présence de désaccord et un style communicatif plutôt cordiale-engageant de la part de Royal et de type assertif de la part de François Bayrou. Le style communicatif adopté par Ségolène Royal servira comme instrument pour mitiger en termes de politesse négative ( Brown e Levinson, 1987) les bénéfices obtenus en termes de politesse positive de la part du candidat Bayrou durant le signalement de ses propres désaccords ( Sornig, 1977). En termes de droit et de devoir interactionnel, il faut constater dans le premier désaccord produit par Bayrou un élément d'intensification du désaccord comme nous pouvons lire dans ce fragment :

Bayrou: je suis en désaccord avec l'orientation économique défendu par Ségolène Royal et par le parti socialiste ; en désaccord assez profond, je veux dire assez rapidement pourquoi d'abord"

Dans cette énoncée, le syntagme " l'orientation économique" indique une forme de mitigation ( Caffi, 1999) parce que son désaccord regarde le contenu et pas la personne qui défend son contenu politique. Cette stratégie permet de pouvoir intensifier son désaccord avec la présence de l'adverbe d'intensité comme " assez" et avec l'explicitation du désaccord. Les adverbes peuvent créer une distance des propos et de la vision de la réalité de la part de l'autre interlocuteur. Cette forme de désaccord permet de ne pas renoncer à son droit devoir ( Spencer-Oatey) d'être en désaccord avec la politique du parti socialiste en évitant de payer des couts pour sa face en ne critiquant pas le parti socialiste.

Cette forme de désaccord ne se retrouve pas en italien, où l'on signale le désaccord de manière forte ou en façon délaissé, alors qu'en français, ils sont redoublés comme s'il signale une forme de bénéfice pour la propre face positive. Royal: ce n'est pas la même chose, ce n'est pas la même chose. Il y a un doublement de " non non le service public, c'est pas l'état". Donc, le désaccord est produit avec le regard de devoir défendre sa propre identité professionnelle. Le " downgrading" est très présent en français à propos des mots de l'interlocuteur en menaçant le besoin de face positive, car on met en doute les compétences de son interlocuteur. Très répandu dans le corpus français la présence de l'adverbe de négation ( non) comme marqueur de négation souvent répéter deux ou trois fois comme s'il était un indicateur du droit de protéger sa propre politesse négative de sorte à ne pas payer un cout trop élevé pour sa propre face en termes de politesse positive. Le désaccord entre Bayrou et Royal se concentre sur la notion d'état et donc le désaccord est essentiel pour défendre sa propre identité professionnelle en protégeant sa face négative et en n'offrant aucun bénéfice à la face positive du candidat Bayrou.






Traduzione


il disaccordo nel dibattito tra Ségolène Royal e François Bayrou

In questa conversazione è possibile osservare la presenza di disaccordo e uno stile comunicativo piuttosto cordiale e coinvolgente da parte di Royal e un tipo assertivo da parte di François Bayrou. Lo stile comunicativo adottato da Ségolène Royal servirà come strumento per attenuare in termini di cortesia negativa (Brown e Levinson, 1987) i benefici ottenuti in termini di cortesia positiva dal candidato Bayrou nel momento in cui ha reso noti i propri disaccordi (Sornig, 1977). In termini di diritti e doveri interazionali, dobbiamo notare nel primo disaccordo prodotto da Bayrou un elemento di intensificazione del disaccordo come possiamo leggere in questo frammento:
Bayrou: Non sono d'accordo con la direzione economica difesa da Ségolène Royal e dal Partito Socialista; sono profondamente in disaccordo, vorrei spiegare subito perché"
In questa affermazione, l'espressione "orientamento economico" indica una forma di attenuazione (Caffi, 1999) perché il dissenso riguarda il contenuto e non chi ne difende il contenuto politico. Questa strategia consente di intensificare il proprio disaccordo con la presenza di un avverbio di intensità come "abbastanza" e con la spiegazione del disaccordo. Gli avverbi possono creare una distanza tra le parole dell'altro parlante e la sua visione della realtà. Questa forma di disaccordo consente di non rinunciare al proprio diritto o dovere (Spencer-Oatey) di dissentire dalla politica del Partito Socialista, evitando al contempo di pagare il prezzo della propria vita non criticando il Partito Socialista.

Questa forma di disaccordo non si riscontra in italiano, dove il disaccordo viene segnalato in maniera forte o trascurata, mentre in francese viene raddoppiata come se segnalasse una forma di beneficio per la parte positiva stessa. Royal: Non è la stessa cosa, non è la stessa cosa. Si assiste a un raddoppio del concetto di "no, no, il servizio pubblico non è lo Stato". Il disaccordo si produce quindi nell'ottica di dover difendere la propria identità professionale. "Declassare" è un termine molto presente in francese che riguarda le parole dell'interlocutore, minacciando la necessità di un atteggiamento positivo, perché dubitiamo della competenza del nostro interlocutore. Molto diffusa nel corpus francese è la presenza dell'avverbio di negazione (non) come marcatore di negazione, spesso ripetuto due o tre volte come se fosse un indicatore del diritto a proteggere la propria cortesia negativa per non pagare un prezzo troppo alto alla propria immagine in termini di cortesia positiva. Il disaccordo tra Bayrou e Royal si concentra sulla nozione di Stato e pertanto il disaccordo è essenziale per difendere la propria identità professionale, proteggendo il proprio lato negativo e non offrendo alcun beneficio al lato positivo del candidato Bayrou.









PRIMO PONTEFICE AMERICANO \ PREMIER PONTIFE AMÉRICAIN