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sabato 7 dicembre 2019

Approccio PUREN


https://ler.letras.up.pt/uploads/ficheiros/13060.pdf

http://www.rpkansai.com/bulletins/pdf/024/073_087_Puren.pdf

https://transformingfsl.ca/wp-content/uploads/2015/12/FSL-Module_3-FR_Action-Oriented_Approach-Feb._2015.pdf

https://philliria.files.wordpress.com/2011/05/puren_2011d_mise_oeuvre_pa_latitudes2_vo11.pdf

Comment mettre en œuvre un apprentissage par les tâches ?

Pendant chaque leçon, on propose différentes formes d’activités aux apprenants : tâches, exercices, révisions… Le but de toutes ces activités est unique : se perfectionner en langue française. Mais ces trois modalités de travail sont bien différentes. Il est bon de connaitre cette différence :
  • pour mieux choisir ce que vous voulez faire,
  • pour que vos propositions correspondent à ce que vous êtes en train de faire,
  • pour que vos apprenants atteignent le but fixé.

 

L’exercice, l’activité et la tâche – les caractéristiques

Commençons par l’exercice. C’est l’unité la plus basique et la plus simple. L’exercice se concentre sur l’aspect purement linguistique (le lexique, la grammaire…) et n’exige pas d’interaction de la part des apprenants. Les exercices, très souvent, sont décontextualisés et orientés sur un aspect concret. L’exercice peut avoir la forme de phrases lacunaires, de QCM, etc.
L’activité est plus complexe que l’exercice et donne beaucoup plus de liberté à l’apprenant. Très souvent, il n’y a pas une réponse correcte et elle motive l’apprenant à chercher des informations et à utiliser des compétences linguistiques et non linguistiques. Les activités vérifient souvent la compréhension orale ou écrite et on trouve dans la consigne les verbes du type « trouver », « interpréter », « décider », etc.
Enfin, la tâche. Pour qu’une activité soit une tâche, elle doit avoir quelques caractéristiques :
Un objectif  à atteindre qui est connu dès le début et qui constitue le fil conducteur de tous les exercices et les activités qu’on fait. Et cet objectif n’est pas linguistique. Par exemple, l’activité « Ecrivez des phrases au futur simple pour décrire l’année 2090 » n’est pas une tâche.
En conséquence, en effectuant une tâche, la langue ne constitue qu’un outil qui permet d’atteindre un but. On peut donc dire que la tâche est orientée sur le sens et sur la communication qui passe entre les apprenants.
Dans chaque tâche, on doit avoir des contraintes : des règles qui doivent être respectées pour orienter le travail sur ce que nous voulons mobiliser en effectuant cette activité.
Ce qui est aussi important dans la tâche, c’est son authenticité. L’apprenant, dans la vie réelle, peut potentiellement se confronter à la situation présentée dans la tâche (p.ex. la réservation d’une chambre d’hôtel, la rédaction d’un compte rendu, etc.).
La tâche peut mobiliser différentes compétences (la production écrite/orale, la compréhension écrite/orale) séparément ou toutes à la fois. De plus, dans l’exécution de la tâche, l’apprenant engage
  • le savoir (la connaissance de différents aspects linguistiques),
  • le savoir-faire (les compétences, la mise en pratique de la connaissance linguistique),
  • le savoir-être (les traits personnels engagés dans le processus de l’apprentissage qui peuvent le faciliter ou parfois ils peuvent le rendre plus difficile)
  • et le savoir-apprendre (les stratégies d’apprentissage).
Bref, la tâche est un élément inhérent de l’approche actionnelle dans laquelle l’apprenant est un acteur social, un homme agissant et va faire des choses qu’il peut avoir à réaliser dans la vraie vie.

Exemple de tâche : « organiser une soirée à Paris”

Prenons maintenant l’exemple d’une tâche pour les apprenants du niveau A2 “Organiser une soirée à Paris”. Vous pouvez télécharger la fiche ci-dessous. Dans cette tâche, vous proposez à vos apprenants d’organiser leur dernière  soirée pendant leur séjour linguistique à Paris. C’est l’objectif. Celui-ci est de plus relativement authentique : la situation est plausible (et dans certains contextes d’enseignement, elle est même probable).

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Les contraintes :
  • Les apprenants sont libres de choisir leurs activités mais il faut que tout le groupe participe à chaque activité donc tout le monde doit se mettre d’accord.
  • Le budget ne peut pas dépasser 50 euros par personne.
  • Il faut trouver des lieux facilement accessibles en transports publics ou proches de l’hôtel
Le déroulement de la tâche :
  1. Les apprenants travaillent en petits groupes. Attention, il faut qu’il y en ait 3 : chaque groupe va s’occuper d’une tranche horaire : une activité entre 16h et 19h, un lieu pour dîner entre 19h et 20h30 et enfin, une activité entre 20h30 et minuit.
  2. Vous distribuez à chaque groupe la fiche que vous avez téléchargée.
  3. Ils cherchent sur Internet 3 propositions d’activités pour leur tranche horaire.
  4. Ensuite, chaque groupe présente ses propositions, la classe discute et vote pour la meilleure proposition. Enfin, quand les 3 activités sont choisies, les apprenants peuvent donner leur avis sur le programme.
Dans cette tâche, les apprenants mobiliser des compétences linguistiques aussi bien que pragmatiques.
D’un point de vue linguistique, avec cette tâche, les apprenants mobilisent :
  • le lexique des loisirs et de la ville,
  • l’expression de l’opinion.
et d’un point de vue pragmatique, les apprenants doivent :
  • comprendre des document authentiques écrits (repérage d’informations, lecture sélective),
  • chercher des informations sur Internet,
  • négocier avec les autres,
  • choisir les activités qui leur correspondent le mieux.
Comme vous voyez bien, la tâche est simple (dans le sens où elle est accessible à des apprenants de niveau A2) mais complexe (dans le sens où elle mobilise de nombreux savoirs et savoir-faire).

Comment créer une tâche ?

Actuellement, dans de nombreux manuels, on peut trouver des tâches qui ont pour but de résumer tout ce que les apprenants ont travaillé dans une unité. Mais vous pouvez bien-sûr préparer les tâches vous-mêmes qui correspondent mieux à votre programme et à ce que vous avez réalisé avec votre groupe. Quelques conseils pour cela :
La première chose qu’on doit faire est de se poser quelques questions :
quels savoir-faire veut-on faire mobiliser ?
dans quelle progression on s’inscrit ?
quels sont les savoirs en cours d’acquisition ou déjà acquis que je souhaite vérifier ou faire pratiquer ?
Ensuite, on doit créer le contexte de la tâche aussi réaliste que possible. Pour faire la tâche « Organiser une soirée à Paris » on a défini les horaires, les contraintes à respecter et les lieux.
N’oubliez pas d’intégrer tous les apprenants. Dans notre exemple, on a décidé de faire des sous-groupes avec différents créneaux horaires à gérer pour que chaque apprenant soit engagé et pour qu’il ait la possibilité de s’exprimer.
Pour guider les apprenants dans ce travail, on a créé un tableau à remplir et on a donné une liste de sites authentiques pour la recherche d’informations. Ainsi, les apprenants ont tous les outils en main, il ne reste qu’à les utiliser. C’est donc beaucoup plus simple que si on disait aux apprenants « vous avez une soirée libre, vous êtes à Paris, organisez-vous » sans leur donner aucune indication. Donnez donc à vos apprenants des outils qui vont les aider tout en évitant que la tâche tourne court (« on a décidé d’aller au restaurant, voilà, c’est tout ».)

Quelques conseils

Et comme toujours, quelques conseils pour finir :
  • Les apprenants doivent voir clairement l’objectif de la tâche.
  • Faites confiance à vos apprenants, ils sont capables de faire plus de choses que vous ne le pensez.
  • Guidez vos apprenants mais mettez-vous en retrait : ce sont vos apprenants qui doivent réaliser la tâche. Vous pouvez donc être toujours à côté mais votre présence ne doit pas perturber la communication entre les apprenants.
  • Pour tout ce qui concerne la remédiation, attendez que la tâche soit réalisée. Il est très important de ne pas corriger les apprenants tout au long de la réalisation de la tâche. Comme je l’ai déjà mentionné, l’objectif de la tâche n’est pas linguistique. Si vous ne cessez de corriger les fautes de grammaire ou de lexique, les apprenants perdront de vue la vraie idée de ce qu’ils font et non seulement cette tâche sera ratée mais les suivantes aussi. Par contre, on peut noter des phrases incorrectes, prononcées par les apprenants pour y revenir la leçon suivante.
  • En donnant des retours concernant la réalisation de la tâche, il faut rebondir sur ce qui est à améliorer au niveau linguistique. Ainsi, les retours font partie de l’apprentissage. N’oubliez pas qu’on doit évaluer les compétences linguistiques, sociolinguistiques et pragmatiques c’est-à-dire toutes les compétences qu’on engage dans la réalisation de la tâche.

Pour aller plus loin :

Si vous avez envie de commencer par les tâches que nous avons préparées, vos apprenants peuvent :




https://ler.letras.up.pt/uploads/ficheiros/13060.pdf
http://www.rpkansai.com/bulletins/pdf/024/073_087_Puren.pdf

https://www.vintage-language.fr/ressources/acte_conference_jacky_girardet.pdf

http://bibliotecadigital.udea.edu.co/bitstream/10495/10704/6/SolerYerson_2018_DeveloppementOraleDixieme.pdf.pdf

http://www.francparler-oif.org/images/stories/dossiers/pj/soubrie2009.pdf

http://clespourenseignerautrement.eklablog.com/perspective-actionnelle-c29732988










MISE EN SITUATIONVous travaillez dans une entreprise à Londres et le responsable des ressources humainesvous demande d’étudier le dossier de deux candidats qui souhaitent postuler pour un postedans une filiale française en tant que chef d’équipe. Votre étude doit se faire à partir du profilde poste ci-joint….TACHE A ACCOMPLI1. Vous allez rencontrer Mr. Jones et vous lui exposerez votre préférence entre lesdeux candidats; dans un deuxième temps vous défendrez votre position en répondant à sesquestions.2. Vous écrirez un courrier à Mr. Bloom, directeur anglais de la filiale française pour luiexposer la décision qui aura été arrêtée lors de votre entretien avec Mr. Jones.MOYENS POUR Y PARVENIR Vous allez étudier un certain nombre de documents imprimés et sonores qui ont étérassemblés et vous aurez l’occasion d’obtenir des informations essentielles qui vous manquenten téléphonant à un membre du service psychotechnique de l’entreprise qui connaît les deuxcandidats.
Remarques
On se rend compte que pour remplir la tâche qui lui est demandée, l’évalué est amené à
:- comprendre à l’écrit (dossier) et à l’oral.- interagir au téléphone.- s’exprimer à l’écrit et à l’oral : exposé et courrier.Pour autant, la mise en œuvre des différentes composantes de la compétence decommunication par rapport à un objectif à atteindre, dans le cadre de micro-tâchesreliées entre elles, signifie que connaissances linguistiques ET capacités ( repérer lesinformations essentielles, les classer, les hiérarchiser) sont mobilisées en même temps.C’est la manière dont l’évalué utilisera la langue dans la situation donnée et dont il réussiraà «agir» sur le l’autre par rapport à la tâche demandée qui permettra de déterminer sonniveau de compétence.A cet égard, puisque la compétence ne va pas sans savoirs ni savoir-faire mais elle lesdépasse par le fait même qu’elle les intègre; puisque, par ailleurs, la compétence est la possibilité, dans le respect des règles d’un code, de produire librement un nombre indéfinide performances imprévisibles, mais cohérentes entre elles et adaptées à la situation,on se rend compte à travers l’exemple ci-dessus que le scénario permet réellementl’évaluation de la compétence.



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